BRIGANTIN
Origine du brigantin  et de la la brigantine
L'histoire de la navigation est passionnante.

Elle nous renseigne, autant que les découvertes terrestres, sur les civilisations humaines.

C'est un modèle réduit, en argile, qui représente le premier voilier connu ;
on l'a trouvé en Mésopotamie et il date de 3 500 ans avant Jésus Christ !
 
César parle des Vénètes - tribu gauloise - venus sur les côtes bretonnes
sur des bateaux à voiles de cuir et de peau...
 
La Brigantine est une voile qui n'est apparue qu'à la fin du 18 ème siècle.
Carrée, elle fût établie sur le mât d'artimon, remplaçant la traditionnelle voile latine ;
ce fut la "voile d'Artimon à corne".
 
Au cours des derniers siècles, avant la vapeur qui révolutionna la navigation,
on vit sur les mers, des navires "à gréement de Brigantin",

c'est à dire deux mâts à voiles carrées plus une Brigantine.
Et le Brigantin donna naissance au Brick... qui précéda la Goélette.
 
Nous sommes heureux de vous accueillir à l'abri de cette voile,
symbolique de l'expérience des peuples du Nord,
développée par nos marins de guerre et du commerce.

- étym. de l'italien "brigantino", navire pirate, "brigante", brigand, de "brigantino", petit brigand.
- orth. brigandin (16e).
- syn. demi-galère, celox, myoparo, brig, brick, brique ; brigantine, half-brig, hermaphrodite brig (ang.), bergantin (port.), bregantin (prov.).

 
  1. La première mention écrite du brigantin serait du poète bordelais Ausone au 4e siècle, selon Labraque-Bordenave*. Il parlait ainsi des fermiers habitant le long de la Garonne : "Il négocie par terre et par mer; barques, bateaux,chaloupes, brigantins, le promènent sur le Tarn et la Garonne".
 
  Ce type de galère était courant au 15e siècle. Les rhodiens l'appelaient aphracte au 16e siècle. Le brigantin était alors utilisé par la plupart des marines du Levant et figurait parmi les vaisseaux de bas-bord** de notre marine royale entre la frégate (plus petite) et la fuste (plus grande).
             Il avait ainsi 10 à 15 bancs (ou 8 à 10 selon le jésuite portugais Frois en 1585) sur chaque bord avec un rameur par banc et une voile latine.

Le brigantin survécut sous cette forme en Turquie jusqu'au 19e siècle. Il était surtout destiné à la course côtière (dimensions moyennes : L : 17 m, B : 3 m, C : 1 m) et était armé au 17e siècle de pierriers.
 
Du côté Ponant, il évolua en perdant petit à petit sa fonction rames. Il portait alors deux mâts avec mât de misaine gréé à trois voiles carrées et dont le grand mât légèrement incliné en arrière, portait une nouvelle voile à corne (que l'on appellera brigantine au 19e siècle), surmontée d'un flèche et enfin un perroquet de beaupré***.
 
C'est cette brigantine qui le différencie du brick-goélette. Lors des manœuvres ou des grains, elle ne se carguait pas mais s'amenait.
 
Le brigantin sera remplacé, avantageusement selon Bonnefoux et Pâris, par le brig. Il avait un port allant jusqu'à 200 tx (voire 500 tx selon certains auteurs). A l’époque, on l’appelait souvent corvette bien qu’elle ait normalement trois mâts. Ce bâtiment fut très utilisé par les anglais.
 
   2. Il semblerait que les bateaux bermudiens se soient aussi appelés à leurs débuts, brigantins.
 
Le brigantin serait donc  l'ancêtre du Brick, dont il n'a pas la grande taille. Il porte lui aussi deux mâts. Son grand mât est gréé de voiles carrées, tandis que son artimon porte une brigantine - voile aurique - qui lui donne son nom.
BRIGANTIN
Le brigantin n'est pas assez grand pour gréer un cacatois et ne porte pas de bonnettes. On trouve des brigantins de commerce, mais le brigantin est avant tout le navire pirate par excellence. Les pirates ne se contentent pas de conserver les brigantins qu'ils prennent, ils transforment aussi certains navires de prise en brigantins, qu'ils équipent aussi d'avirons pour rattraper leurs proies par calme plat.